Le passage à l’ère numérique n’a pas uniformisé les pratiques culturelles, il les a démultipliées. Des outils participatifs bouleversent la manière dont l’information circule, se construit et s’évalue, entraînant de nouveaux rapports de force entre producteurs et utilisateurs de contenus.
Certains espaces en ligne imposent des règles strictes de collaboration, tandis que d’autres misent sur l’autonomie totale des membres. Cette diversité soulève des questions inédites sur l’accès au savoir, la validation des connaissances et l’expertise partagée.
Les humanités numériques : une révolution silencieuse dans nos sociétés
Les humanités numériques ne font pas de bruit, mais elles changent tout. Elles s’invitent dans les façons de penser, de produire et d’analyser l’information. Au croisement du web, de l’écriture et de la recherche, elles reconfigurent les habitudes intellectuelles. L’essor des plateformes en ligne bouscule la circulation des idées, impose de nouvelles aptitudes et redistribue les cartes entre institutions, chercheurs et citoyens.
Le déploiement des outils numériques ouvre la voie à l’exploration de nouveaux corpus, à l’automatisation de tâches, à la cartographie de réseaux de connaissance. Jack Goody, en analysant la raison graphique, a montré combien l’écriture façonne la pensée. Aujourd’hui, des institutions comme la Revue française des sciences de l’information et de la communication et l’Institut national de recherche témoignent de la vigueur de ce domaine. Les usages évoluent à toute allure : analyse web, annotation collective, exploitation des données massives.
Voici quelques pratiques devenues incontournables :
- Générer et organiser des corpus numériques pour élargir la base de recherche
- Concevoir des outils d’annotation et de visualisation adaptés aux besoins
- Explorer des approches sémiologiques et produire des cartographies dynamiques
La mise en place de ces dispositifs invite à repenser les fondements théoriques. Les références foisonnent : « Manuel d’analyse du web » (Armand Colin), « Approches sémiologiques du web » (Peter Lang), ou les recherches menées par des enseignants-chercheurs à Paris. À chaque fois, la frontière entre science et société se brouille un peu plus. L’analyse des interactions sur les réseaux sociaux et la visualisation des données deviennent monnaie courante. Elles dessinent une nouvelle grammaire de l’expérience numérique, où chacun peut endosser, tour à tour, la casquette d’acteur, de producteur ou d’analyste.
Goody, au cœur des plateformes participatives : quelles fonctionnalités essentielles ?
Goody ne se contente pas de proposer une batterie d’outils. Cette plateforme s’affirme comme un véritable laboratoire de la raison graphique au sein du numérique. La définir, c’est saisir ce qui relie ses fonctionnalités, ses usages et la circulation des données. Son organisation modulaire encourage l’analyse web et la co-construction des contenus, à la manière des plateformes de recherche participative.
L’expérience utilisateur s’articule autour de trois piliers. D’abord, la génération et organisation de corpus numériques : Goody met à disposition des espaces pour collecter, annoter et contextualiser des documents. La traçabilité s’installe au centre du dispositif, chaque intervention renforçant la dimension scientifique du corpus. Ensuite, la visualisation dynamique : cartographies interactives, réseaux sémantiques, arbres d’annotations jalonnent la navigation, chaque donnée s’inscrivant dans une chaîne de traitements précise. Enfin, la modulation des droits et des rôles permet à chacun de contribuer selon ses responsabilités, du simple lecteur au coordinateur scientifique.
Les principaux atouts de Goody s’expriment ainsi :
- Collecter et structurer des ressources multimodales pour enrichir les corpus
- Disposer d’outils collaboratifs pour annoter, relire, indexer les documents
- Piloter et suivre les contributions grâce à des tableaux de bord adaptés
- Assurer l’export et l’interopérabilité avec les standards du web sémantique
Goody s’inspire d’une logique d’ouverture et de partage, fidèle à la pensée de Jack Goody. La plateforme se présente comme un espace d’expérimentation, un lieu où disciplines et idées dialoguent, une fabrique de nouvelles formes d’écriture numérique et de collaboration scientifique.
Développer de nouvelles compétences pour mieux naviguer dans l’écosystème numérique
La montée en puissance des plateformes numériques redessine la carte des savoirs et des pratiques. Maîtriser Goody, c’est cultiver des compétences hybrides, au carrefour de l’analyse web, de l’information communication et de l’écriture numérique. La question des données s’impose : savoir générer, organiser, interpréter l’information ne se limite plus à naviguer, mais invite à bâtir une expertise solide.
Les chercheurs et chercheuses se retrouvent face à de nouveaux défis : articuler plusieurs niveaux de fonctions. Collecter des ressources sur des plateformes en ligne ne fait plus figure de prouesse. Il s’agit désormais de maîtriser les outils d’indexation, d’annotation et de visualisation, qui requièrent à la fois des compétences techniques et un regard critique sur les contenus. Cette évolution oblige à repenser la formation. À Paris, au Cnam, à la Sorbonne, les cursus intègrent peu à peu l’apprentissage des sciences de l’information et du numérique, pour décloisonner les disciplines et ouvrir les horizons.
Quelques leviers concrets pour renforcer ses aptitudes :
- Tirer parti des moteurs de recherche spécialisés, pour accéder à des corpus structurés et fiables
- Décrypter la logique des réseaux sociaux et mesurer leur impact sur la diffusion scientifique
- Acquérir une véritable culture de la donnée : traitement, visualisation, partage
L’écosystème numérique ne laisse pas de place à l’immobilisme. Les nouvelles formes d’écriture et les outils collaboratifs, à l’image de ceux mis à disposition par Goody, transforment la manière d’analyser et de produire du savoir. S’approprier une plateforme, ce n’est qu’un début : la véritable compétence consiste à évoluer avec agilité dans une architecture d’informations mouvante, où chaque interaction redessine la carte du savoir.


